Boris ne renonce pas !

Le château de mes enfantsBoris a construit un château pour ses enfants, pourront ils un jour le peupler de leurs cris de joie ? 

Ce que vivent Daniela et Boris est un déchirement de leur famille dont les traces sont d’ores et déjà ineffaçables.Tous deux de nationalité Bulgare, ils viendront s’installer en France en 2001, Boris y trouvera un emploi, puis se spécialisera dans l’informatique. Ils étaient d’abord unis par une profonde amitié et Boris a soutenu Daniela alors qu’elle attendait un enfant d’un autre homme, puis ils se sont unis et ont eu trois autres enfants. Même si leur train de vie est modeste et leur appartement strasbourgeois peu spacieux, Boris, par son travail, peut subvenir aux besoins de la famille et s’investir dans son rôle de mari et de père.

Mais sa femme déprime, elle se sent déracinée en France. Elle se confie à celle en qui elle n’aurait pas dû avoir confiance, elle pense qu’elle aurait besoin d’aide car sa situation lui pèse. Et là, comme souvent, dans les affaires de placements d’enfant, le cauchemar commence.

Le décor est posé, une vulnérabilité au sein de la famille, une « confidente » qui s’immisce dans la vie de Boris et Daniela, le besoin formulé d’une main tendue et la machine sociale aliénante s’abat sur cette famille.

C’est une bonne conscience dégoulinante de ses vertus sociales, un enfer pavé de « fausse » bonnes intentions rabâchées à un public de naïfs qui va les écraser. Ronald Reagan nous l’avait bien dit " The nine most terrifying words in the English language are : I am from the government, and I am here to help ". Soit en français, les neufs mots les plus terrifiants sont : " Je suis fonctionnaire et je suis là pour aider ".

Voila donc comment Boris et Daniela furent aidés.

Leur situation va faire l’objet d’un signalement auprès des services sociaux par le fait de cette « confidente ». La fille aînée sera placée chez elle contre rémunération de cette « tiers de confiance », quant aux autres enfants ils seront d’abord mis sous observation puis placés dans une famille d’accueil.

Daniela ne supporte pas cette situation, elle est internée dans un hôpital psychiatrique. Boris pour rencontrer ses enfants, se lancer dans des procédures et sortir sa femme de l’hôpital, ne peut plus assumer sa charge de travail et doit démissionner.

Le mal est fait et il est difficile de revenir dessus, Boris est devenu chômeur et la famille a été éclatée, Daniela s’en veut de s’être confiée et se sent trahie, ses paroles ont été déformées.

Mais non, je n’ai jamais dit que je voulais me suicider, j’ai juste employé une expression bulgare dans un mauvais français, dit-elle. Rien n’y fait, le rapport des services de la protection de l’enfance mentionne qu’elle est suicidaire et que l ’attitude du mari y est pour beaucoup. Eh c’est que les Bulgares sont particuliers ! Le bouc-émissaire de la bévue est trouvé et la machine rien ne saurait plus la faire reculer. Il est certains corps où reconnaître ses erreurs est une humiliation et puis le mal est déjà fait, alors autant continuer et d’ailleurs les protestations de Boris tombent à point nommé. Le bonhomme ne serait-il pas colérique, violent, mais c’est un danger pour les enfants cela, et puis il empêche sa femme de se soigner, évidemment c’est à cause de lui qu’elle est malade !

Sûr que si Daniela divorçait et nous racontait la vérité que l’on veut entendre, les choses pourraient s’arranger. Il nous faut un bouc-émissaire vous dis-je. Qu’importe d’ailleurs si les experts judiciaires et psychiatriques bulgares attestent des capacités de bon père de famille de Boris, de son comportement affectueux et responsable avec les enfants. Des Bulgares vous dis-je, leurs critères en terme de parentalité doivent être différents, forcément, imaginez vous cela une famille de Bulgare, ça vit pas dans les roulottes chez eux ?

La suite de l’affaire est cousue de fil blanc, elle ressemble à bien d’autres affaires et elle ne se règle pas d’elle-même. La descente aux enfers est complète, un rapport uniquement à charge sur la foi des déclarations de la dénonciatrice, tout élément à décharge étant, à leur sens, de peu d’intérêt. Une assistante éducative briefée pour rédiger le rapport qui convient et qui devrait se satisfaire de ce que de telles affaires justifient l’existence de son poste.

Oui parce qu’il faut bien le dire, qu’importe l’erreur d’appréciation, après tout les placements abusifs cela existe et s’il y en avait moins on pourrait s’attendre à des suppressions de poste dans les services de la protection de l’enfance. Et en y réfléchissant un peu, nul n’est vraiment innocent, vous-mêmes qui nous lisez, ne pensez vous pas qu’avec vos pratiques éducatives habituelles vos enfants seraient mieux placés en foyer ou famille d’accueil ? Non vraiment, vous ne savez pas vous remettre en cause alors !

Mais passons, les raisonnements d’une partie trop importante des professionnels des services sociaux sont aberrants mais d’une froide logique puisque la misère sociale est leur métier. Je suis fonctionnaire de l’aide sociale à l’enfance et je suis là pour vous aider !

Aide sociale à l’enfance vraiment, en quoi les enfants de Boris et Daniela ont-ils été aidés ?

Bulgares eux aussi, ils ont perdu le contact avec leur langue et leur culture d’origine. Ils ont été assimilés pour vivre en bons français qui croient encore au papa Noël État (il faut rappeler que les Bulgares ont eu la chance de vivre sous un régime communiste mais ont fini par chasser ce bienveillant régime : que les enfants goûtent au moins à l’Etat nounou de l’exception française !).

Le fils aîné a été placé dans une famille d’accueil, il a été séparé de ses deux cadettes hébergées dans une autre famille dans laquelle, elles seront victimes de mauvais traitements physiques et psychologiques. Eh oui, c’est pas si difficile d’être famille d’accueil et ce cas là n’est pas isolé non plus.

Les enfants sont tristes, leur contact avec les parents sont un déchirement lors de la séparation dont sont témoins des éducateurs car toutes les visites sont médiatisées.

Boris et Daniela savent que leurs deux filles sont l’objet de mauvais traitements. Et là on va encore descendre plus bas dans la maltraitance institutionnelle, car Boris en dénonçant la situation d’urgence de ses filles va perdre le droit de les appeler, sa parole n’est pas crédible et celle de la famille d’accueil va l’accabler et sera pour beaucoup dans la prolongation de la séparation. La justice reconnaîtra plus tard la véracité des propos du père au sujet de cette famille, mais la punition de Boris et de ses enfants n’est pas réversible.

Ne supportant plus cette situation, Daniela ne veut plus revenir en France et parle à ses enfants au téléphone.

Années après années les mesures de placement sont reconduites. Elles le seront tant que Boris ne comprendra pas le bien-fondé de telles mesures et même si une association, bien française celle-là, lui reconnaît amplement les qualités d’un père attentif.

Dans leur malheur, les enfants sont de bons élèves, mais ils l’étaient déjà avec Boris et Daniela, ils peuvent compenser leur malaise par les études. L’institution en vient à œuvrer pour qu’ils oublient leurs parents, peut-être pour alléger leur douleur ?

Ah si Boris acceptait de s’accabler et de reconnaître ses torts – quitte à les inventer – , on lui rendrait peut être enfin ses enfants ! Enfin, pour ceux qui en d’autres temps d’autres époques ont connu les pratiques de l’auto-critique le peloton n’était jamais bien loin.

Xavier Collet 

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Que ne vivaient-ils pas dans une roulotte !!! Ils auraient été expulsés man militari et seraient restés en famille !!! Seulement voilà, bien élevés, cultivés, polis, propres, respectueux des lois, ils n’avaient aucune chance face à la grande broyeuse de bonheur familial…

Une preuve ? des preuves ? Jamais les enfants ne se sont révoltés, ils pleuraient dans les bras de leurs père et mère, devant les médiatrices, devant les psychologues, personne n’a jamais affirmé qu’ils souffraient et devaient rentrer chez leurs parents. Boris se bat avec des mots, jamais il n’a pris les armes pour aller détruire ceux qui l’avaient détruit, Daniela est repartie en Bulgarie, au moins, dans sa famille, la peine est moins lourde à supporter.

Honte aux sévices sociaux, honte à la « justice », honte à nos gouvernants qui laissent sévir des détraqués du coeur et du cerveau.

Si un jour, cette machine infernale vient à s’enrayer, qu’une crise majeure, économique ou conflit armé sur notre belle terre de France, bouleverse l’équilibre actuel, vous les verrez tous ces donneurs de mauvaises leçons, s’étriper entre voisins, les comptes se régler de façon bien plus expeditive que la lenteur actuel de nos tribunaux. Il y en a qui souhaite que cela arrive, d’ailleurs, il n’est qu’à regarder les scores du fn aux élections de 2002 et les scores qu’ils vont faire en 2012, c’est édifiant, ce parti n’est pas connu pour son pacifisme…

Courage Boris, il en est qui vous soutiennent et vous apprécient, j’en suis.

Sirieix

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Boris tu est avec ta famille une grande leçon de la vie. Face à l'adversité pour ce qui est de ces individus comme tu me l'a dit souvent de ne pas lâcher et encore moins faire une gréve de la faim, je ne lâche rien et depuis que j'ai rencontrer et lu sur facebook toutes ces victimes je me dit ça vaut le coups de continuer dénoncer s'unir et se battre. Pour que ces individus soit juger et condamner.

Zeghoudi

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Commentaires (3)

1. d'ALEO 14/11/2011

BORIS tiens le coup, bat toi encore et encore, continu nous sommes des centaines de parents amputés de nos enfants et VICTIMES de l'INCOMPETENCE des Services Sociaux A.S.E et de la JUSTICE FAMILIALE FRANCAISE..Nous SOMMES TOUS AVEC TOI ET POUR TES ENFANTS. Ces gents là n'aiment pas les enfants, n'aiment pas leurs proches, ILS VENDENT leur AME au DIABLE et justifient leur salaire sur la souffrance de NOS ENFANTS.. HONTE a nos J.A.E ou J.D.E assis sur leur SIEGE-EMPLOIE visé a VIE. Dans les points "Rupture" on n'y voit pas d'enfants de MAGISTRATS, d'AVOCATS, De FONCTIONNAIRE DE L'ASE, de NOTABLE "EUX ont des DROITS". Nos enfants servent a alimenter un budget de FONCTIONNEMENT. Et toutes les LOIS FRANCAISES, Les Conventions des CEDH et CIDE sont VIOLEES.

2. Boris Tanusheff 14/11/2011

Merci, d'ALEO ! Je ne suis pas certain que je vais infiniment tenir le coup mais je me battrai jusqu’à ce que j’aurai de la force et même après la récupération de mes enfants pour aider d’autres parents qui ne sont pas des centaines mais des milliers et des milliers de victimes de l’ASE, du JDE et du système mis en place. A ce propos – J’ai lancé un appel (trois au total) sur la page d’accueil de ce site : « Ce qu’il se passe dans le domaine de la protection de l’enfance n’est pas digne d’un pays qui se prétende berceau de droits de l’homme. Que de la souffrance la plus part du temps imposée injustement aux parents et enfants, dans l’indifférence médiatique totale car l’opinion publique est soigneusement tenue à l’écart des exactions de l’ASE supposée irréprochable. C’est pourquoi il est impératif de battre cette chape de silence posée sur le sort de nos familles, coûte que coûte, jusqu’à ce que nos cris aillent la faire briser. A cet égard j’ai une idée de riposte inspirée par Kant qui affirme que « Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais tel que nous sommes. » Or, quand nous somme faussement accusés par les SS et les juges, n’est ce pas parce qu’ils projettent selon cette logique, approuvée également par la psychanalyse, ses propres défauts et sévices sur nous. C’est pourquoi il est tout à fait légitime de penser que nous somme en face des fonctionnaires psychiquement instables, délirants ou déviants, et il en va de notre devoir moral de signaler au procureur, au nom de leur tant aimé principe de précaution, le danger que représentent eux-mêmes pour leurs propres enfants. Retourner le système contre eux c’est le meilleur moyen de les faire reculer. »

3. mila 22/05/2012

Le témoignage est clair, honnête. Dans ce pays de droits, il serait temps de mettre un terme aux agissements déconcertants de la machine judiciaire qui est sensée protégée les Jeunes, les Mineurs. Tout le monde sait que l'aide sociale à l'enfance ne mérite pas une telle dénomination. Souvent ils assistent pour détruire enfants et parents. Arrogants, désinvoltes, ridicules, nombreux sont les professionnels sociaux. Ils ont choisi le pouvoir face à des personnes fragilisées, face à des mineurs. Il serait temps de reformer dans ce domaine. Quand le gouvernement va intervenir ? la jeunesse c'est l'avenir de ce pays. Des centaines voire des milliers de jeunes sont soumis à la dictature de l'aide sociale à l'enfance.Pourquoi les enfants n'intéressent pas les politques ?

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Créateur et administrateur / Responsable éditorial : Boris Tanusheff

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