Ne dites pas ?

 Ne dites pas ?A l’occasion de l’article "Témoignage, mode d’emploi"   nous insistions sur le nécessité de faire la différence entre un témoignage crédible et un autre qui serait manifestement calomnieux.

Nous avions repris pour cela le témoignage d’une personne mal-intentionnée et avions indiqué les éléments qui démontraient l’absence de crédibilité de son témoignage. Ainsi la fausse témoin produisant des mises en cause calomnieuses relatait des événements qu’elle ne pouvait avoir constaté. Pourtant les sévices sociaux vont corroborer et le procureur refusera de poursuivre les calomnies, aussi incroyables soient-elles.

Il est tout aussi incroyable, qu’un témoignage, vrai celui-là et validé par notre grille de lecture, ait causé de graves ennuis à la personne qui témoignait aux fins de sauver sa nièce.

Voici donc l’histoire de ce témoignage à partir d’un entretien avec Laurence, la témoin.

CEDIF : Bonjour, nous souhaitons parler de votre témoignage au sujet de votre nièce, nous vous remercions d’abord de bien vouloir vous présenter brièvement pour nos lecteurs.

Laurence : Bonjour, j’ai 55 ans, je vis près de Rennes et suis mère de cinq enfants et grand-mère de bientôt 6 petits-enfants. La famille est une valeur en laquelle je crois, et c’est au nom de sa défense que je suis adhérente au CEDIF. J’ai toujours voulu faire en sorte que les miens vivent heureux, dans l’harmonie. Malheureusement nous avons des épreuve et la principale fut de sauver ma nièce par alliance, Karine, qui est aussi ma fille de cœur.

CEDIF : Justement l’instruction de l’affaire de votre nièce est terminée et nous pouvons dire que dès son plus jeune âge, elle a fait l’objet de viols à répétition. Comment avez-vous pu apprendre la réalité des faits ?

Laurence : Ma nièce semblait souffrir d’une situation vécue dont elle avait du mal à s’ouvrir, elle vivait dans un état de délaissement et de saleté, nous savions qu’elle avait vécu des moments terribles sous le même toit qu’un pédophile récidiviste. Elle était terrifiée, ne pouvait en parler jusqu’à ce qu’elle me fit des confidences en 2009. Ce qu’elle va me dire alors est terrible, je savais que quelque chose n’allait pas, mais de là à comprendre cette descente en enfer… Ce que me confiait ma nièce c’était la souffrance d’un traumatisme, celui d’atteintes sexuelles, de sodomies subies depuis l’âge de 5 ans ! Je n’ai pas réussi à rester sereine face à ce lourd secret révélé. Qui aurait pu ne rien dire ?

CEDIF : Vous connaissiez donc bien les parents de Karine qui sont votre beau-frère et son épouse. Pensez-vous que les parents étaient conscients de ce qui se passait dans leur foyer ?.

Laurence : Oui je les connaissais, nos relations n’étaient pas mauvaises. Mon mari et moi étions  assez proches, c’ est ainsi qu’il est devenu le parrain de cette petite et j’avais pu aider mon beau-frère à maîtriser la lecture et l’écriture, j’ai appris cependant de la bouche de ma belle-sœur une nouvelle terrible : elle avait été condamnée pour infanticide sur sa première fille. Pour autant, et en dépit de l’horreur que m’a inspirée cette révélation, contrairement à la fausse témoin que vous présentez dans votre précédent article, je n’avais aucun compte personnel à régler. Je connaissais les personnes en question et j’ai pu vérifier la réalité des faits. Pas de on-dits, des éléments solides et étayés, mais aussi des constations médicales sur ma nièce.

Je savais que la personne qu’ils hébergeait avaient eu des ennuis avec la justice, il s’agissait d’un pédophile condamné pour des abus sexuels sur ses enfants. Je connaissais la promiscuité dans laquelle cette famille vivait, les propos sexualisés. J’ai donc dénoncé les faits avant même que ma nièce ne me fasse ses révélations. Ce dont j’ai témoigné avait aussi fait l’objet de dénonciations auprès de mes belles-sœurs, du maire, des services sociaux, de la justice. Je ne m’étais pas inquiétée seule puisque des voisins avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Nul n’en a tenu compte et les services de l’État m’ont poursuivi pour dénonciation calomnieuse !

CEDIF : Si nous comprenons bien il y a deux poids deux mesures. Dans une affaire de témoignage bidon qui va jeter une enfant entre les mains d’une secte à l’étranger, les services de l’ASE, de la PJJ, du procureur ne trouvent rien à redire. Alors que dans l’affaire de votre nièce, votre témoignage qui relève d’éléments notoires à l’encontre notamment d’une génitrice infanticide, et qui avait pour but de sauver votre nièce vous valent des poursuites et le maintien de votre nièce entre les mains du violeur !

Laurence : Oui dans le cas que vous citez ainsi que dans celui de ma nièce, les actions mises en place ont conduit à ce que deux enfants soient remis ou mis entre les mains de prédateurs. Pourtant comme vous le dîtes il n’est pas difficile de distinguer un témoignage valable d’un témoignage calomnieux. Mais dans ces deux situations il fallait donner du grain à moudre à l’ASE, qui après avoir émis deux signalements sans effet lors des un an et cinq ans de ma nièce, avait fini par envoyer des travailleurs sociaux qui prenaient le thé avec ses tourmenteurs alors même qu’elle continuait à être violée.

Les services de l’ASE m’ont très lourdement chargée, voulaient me faire passer pour folle et ont réalisé des rapports remplis de faux en écritures pour lesquels une instruction judiciaire est actuellement en cours. La volonté des services de l’ASE était d’éloigner Karine de ses protecteurs à tous prix.

CEDIF : La justice a-t-elle joué son rôle ?

Laurence : Il est difficile de reconnaître les erreurs commises. Dans un premier temps la justice a donné raison à l’ASE. Mais face à l’inertie des uns et des autres, il fallait bien que je sois traitée comme une emmerdeuse pour m’obstiner à demander la protection de ma nièce.

J’ai donc été poursuivie pour dénonciation calomnieuse, mise en garde à vue en août 2005. J’ai été convoquée devant la déléguée du parquet, laquelle m’a obligée à rédiger une lettre d’excuses au violeur et aux parents mais aussi à m’excuser d’avoir perturbé la justice.  Je devais donc me rétracter et m’engager à ne plus jamais dénoncer les parents de ma nièce ! Accepter le sort de ma nièce, acquiescer face à l’inacceptable, ne plus en parler. Et j’avoue, c’est terrible, j’ai eu le désir de tout abandonner après une telle humiliation. Surtout que si je ne m’exécutais pas on m’a clairement dit que mon petit garçon de 5 ans serait placé le soir même. J’ai alors signé ces mots que l’on m’a inspiré.

CEDIF : Mais en 2009 le doute n’était plus permis.

Laurence : Face à l’évidence, aux révélations de ma nièce à la directrice de  son école, la justice a opéré un revirement car elle sait aujourd’hui l’intérêt de Karine est de rester avec nous. Mais il faudra 11 ans entre le premier signalement et le retrait de Karine de ses parents maltraitants. La justice ne s’est pas excusée.

Nous avons donc obtenu, mon mari et moi l’autorité parentale. Mais alors que Karine était suivie par les sociaux de sa naissance à ses 12 ans, et qu’à 12 ans elle ne savait pratiquement ni lire ni écrire, elle est aujourd’hui en classe de première et pourra passer son bac. Oui je tiens à le dire parce qu’un jour une assistante sociale m’a dit que de son côté on pensait que ma nièce était débile. C’est n’importe quoi, et quand bien même les handicapés méritent-ils d’être violés par le premier Emile Louis qui passe ? Quant aux parents de ma nièce, ils sont la lie de la société et pourtant ils ne sont pas poursuivis.

CEDIF : Les services de l’ASE ont tout de même procédé à des signalements en leur temps comme vous le précisez.

Laurence : Oui, c’est vrai, mais en 2009 alors que j’avais fait part des révélations de ma nièce, leur réponse a consisté à menacer de placement mon fils qui avait désormais 10 ans. Cette même année, comme par hasard, ma fille cadette a été accusée de maltraitances avec interventions des services de la PMI, visites d’une assistante sociale.

CEDIF : Le chantage revient donc pour vous faire taire. Mais si vous n’aviez pas eu le courage d’aller jusqu’au bout en dépit de l’épreuve de la garde à vue, que serait devenue votre nièce ?

Laurence : Morte. Elle n’aurait pas pu survivre, ce n’est pas moi qui le dit, c’est un constat unanime.

CEDIF : Vous vous êtes engagée à nos côtés, que dites vous à ceux qui osent prétendre que le CEDIF protège davantage les parents que les enfants ?

Laurence : C’est faux, certes la parentalité peut-être à certains moments difficile à assumer, mais c’est parce que l’on massacre les familles, j’ai du aussi me battre pour que Karine vive avec nous et non en foyer. Cela ils ont eu du mal à l’accepter, ma nièce ne servira pas à assurer revenus et emplois aux services de l’ASE.

CEDIF

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Commentaires (2)

1. Korchia 20/07/2015

Bonsoir,
J'ai lu tout ce qui a été dit dans cette affaire mais mon sujet n'est pas aussi grave dans le sens où mon fils de 8 ans est avec et ma compagne mais nous avons peur parce que par des délation de je ne c'est qui exactement nous sommes victimes des services sociaux recommander par le conseil régional: sauvegarde 13 .
Nous sommes passé devant une juge qui nous a dit qu'il n'y avait rien de grave par rapport au sujet Violence sur enfant, Père violent et qui mèneraient une enquête ( moi je croyais que c'était une enquête sur l'école ou les assistante sociale qui un fait un signalement; en faite c'était une enquête sur nous .
Cette enquête des assistante social de Sauvegarde 13 nous conviés à des rendez-vous en nous posons des questions de tout type dans le cadre de ce qu'ils appellent un suivi ASE. Lorsque tout a été fini j'ai fait des pieds et des mains pour voir le dossier; 5 jours avant de repasser devant la juge (je repasse demain) sans avoir le droit de photocopier ou de photographié. J'ai essayé tant bien que mal à tout réécrire mais je n'ai pas eu le temps car il y avait trop de feuille dans le dossier.
Ils racontent des choses qui n'ont rien à voir avec l'enfant, ils retournent contre moi pour mal me faire voir que ma mère est allé voir un amant qui est devenu mon père ... alors qu'à la base ils devaient nous aidés... ça sent très mauvais mais je ne sais où allé et qui pourrait me venir en aide; mon avocat me dit qu'il ne peut pas plus intervenir que ça si ce n'est de m'expliquer les choses car la juge lui avait fait une remarque en disant Mtre je vous connaît vous êtes un bon avocat alors faite attention dans quoi vous vous engagez un truc comme ça et lui a de suite changé d'attitude et ne me défendait plus avec la même intensité.
Les services sociaux en racontés que des faux truc sur le dossier de A à Z; que dois-je faire demain devant la juge. Ils disent qu'ils ont réfléchit à placé mon fils mais qu'il ne vont pas le faire mais appelé des éducateur pour voir mon fils mais je ne sens rien d'honnête dans tout ça, j'ai peur que ce soi le début de la fin.
Ils nous font passé dans le dossier l'ASE pour des incapables ou des irresponsables. Ils disent que ma compagne n'est jamais venu à leur rendez-vous et que moi j'y suis allé mais que je ne suis pas clair que je bafouille par contre pour réutiliser les histoires qu'ils m'ont demandés de raconté là je ne bafouillais pas , ils ont bien tout réutiliser contre moi des propos remixé d'une manière malveillante.
Que dois je faire demain devant la juge?
Je ne veux plus que Tristan aille dans un établissement public.
car l'école a été très néfaste pour lui et pour nous ou l'inverse.
La directrice nous a dit le premier jour de la rentrée 2013 qu'on été des parents qui ne savaient pas élevé des enfants.
La psy lors d'une de la réunion m'a dit que j'était cinglé et que je devais allé me faire soigné car le petit n'a rien mais vous vous avez un gros problème. Que faire? Y-a-t-il des personnes au delà des avocats qui pourrait rétablir toutes ces injustices? Dans quel monde vivons nous? Pourquoi les écoles publics sont t-elles aussi horrible? J'ai lu je ne sais pas si c'est le même site que vous que les placements été fait pour 3 raisons
-la 1ère lorsque les parent battaient leurs enfants
-la 2ème lorsqu'ils étaient toxico ou pas en mesure d'assumer ce qui est normal
-et la 3ème et c'est elle qui est amoral ou même immoral c'est lorsque les parent correspondent à tout les propos dit après chaque virgule et effectivement nous ne correspondions pas à une ou deux mais tous. Quoi faire à l'avance avant qu'il ne soit trop tard?

2. Kafka 21/07/2015

Kafka cela s'appelle le Kafka qui arrive en france

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